Voyage en nature sauvegardée.
Au coeur de la chaîne des Apennins, c’est un coin de nature protégée de150 000ha qui s’offre aux visiteurs. Alain et Philippe avaient si bien partagé leur enthousiasme qu’au matin du 14 septembre 2026 six photographes d’ImageOpale et trois épouses étaient au départ de Beauvais. Point de chute: Villetta Barrea en fin de journée.
Tout le matériel photographique a été soigneusement emballé et c’est un premier test de stoïcisme que d’avoir à tout sortir pour passer le contrôle de sécurité d’un vol qui sera sans histoire. Tout français qui se rend en Italie ne peut empêcher un brin de suspicion de lui chatouiller l’esprit. Le groupe n’est ainsi pas tout à fait surpris, mais tout de même fort agacé, quand le loueur de voiture essaye de re-facturer les 2èmes chauffeurs puis d’obtenir, par un jeu subtil de pressions psychologiques, le paiement de 1500€ d’assurances complémentaires. Après l’épisode de la carte de crédit qui soudain ne fonctionne plus et permet à l’artiste d’encaisser 500€ en plus, on peut enfin prendre la route. La journée déjà bien avancée promet une arrivée dans le noir et une nuit le ventre creux. Sabine, heureusement, voit le coup venir et force à la dernière minute l’entrée du « mini-market ». Jambon, pâtes et sauce tomate seront au menu. L’arrivée à la nuit noire dans un village médiéval révèle la relation entretenue avec le GPS dans les trois véhicules: Les Durieux, pragmatiques, suivent quoiqu’il en soit la route principale. Les Huron-Desseaux, finement suspicieux, préfèrent confier leur sort à une âme locale. Les Gatoux – Candelier – Mercier font confiance à la technologie et s’engagent dans l’entrelacs de ruelles taillées au gabarit de la voiture et pentues aux limites de compétences des moteur-embrayage du véhicule chinois. A 22h30, autour de la table, on en rit et on parle des nombreux renards croisés en chemin, ouvrant ainsi un séjour fructueux, convivial et amical. Myriam, Francine et Sabine par leurs présences et prises en charge des aspects matériels y contribueront très largement.
La splendeur du site se révèle au matin. Le village est blotti à flanc de montagne en surplomb d’un magnifique lac de barrage.
Protégée depuis plus d’un siècle la région offre aux photographes des sites où les animaux, sauvages mais acclimatés, peuvent s’observer facilement dans des cadres valorisants. Pour beaucoup d’autres lieux il faut s’investir physiquement, dénivelés importants et approches discrètes indispensables, pour espérer surprendre des espèces qui restent sur le qui-vive. Nombre de cerfs, mais aussi renards loups et ours qui ont échappé à nos traques, vivent dans la région. Avant de voir nous sommes impressionnés par la puissance des brames qui résonnent nuits et jours. Nous sommes émerveillés par les mâles en majesté qui exhibent leur puissance, pourchassent et défient les concurrents, les biches qui mangent paisiblement aux côtés de leurs portées des années précédentes et les autres espèces qui les côtoient – hérons, grèbes, cincles plongeurs et autres passereaux. Ici comme ailleurs levers aux aurores et attentes de fins du jour sont indispensables pour saisir les plus belles scènes ainsi que la beauté des paysages et de l’architecture.
Jours après jours les sorties s’adaptent aux désirs de chacun, en fonction des souhaits de prises de vues et de la forme physique. Nous visitons le centre de soins des loups blessés et en gardons l’image de cet animal enfermé que nous espérions voir en pleine liberté. Alain et Philippe rendent visite à Enzo le métalier, toujours à l’atelier malgré l’âge qui s’avance.
Le 22 au matin, cartes mémoires pleines de souvenirs précieux, nous avons pris la route vers Rome; premier jour d’un retour passablement laborieux. Il nous a fallu plus de trois heures pour parcourir les 3 derniers km, la périphérie de Fiumicino étant engorgée par de multiples accidents. Nous avons heureusement trouvé un grand réconfort à la table du Gaston où les produits de la mer étaient excellents. La fête aurait été complète si nous avions investi quelques euros supplémentaires sur le vin blanc. Arrivés tôt le lendemain pour le vol de retour, Ryanair s’est chargé d’en épicer le parcours: confrontations déprimantes avec les robots d’enregistrements obtus, embarquement avorté porte A70 puis réussi en A68, débarquement 1h30 plus tard au même aéroport (avion en panne), ré-embarquement réussi en A68 et décollage 1h après. Pas dérangés par les informations sur ce qu’il se passait, certains d’entre nous ont pu finir leur nuit. Merci.
Au soir nous étions tous heureux de retrouver notre chez nous, impatients de trier et traiter nos images et de les partager avec familles et amis du club.
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bravo Dominique pour cet article retraçant parfaitement notre beau voyage dans les Abruzzes . Belle découverte animalière et architecturale , le tout dans une belle ambiance amicale